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  21.10.2009 Interview over TV-film "Après Moi"

Un dernier tango à trois pour la vie
Karin Tshidimba

Mis en ligne le 21/10/2009

Par amour, Jeanne veut bouter la maladie hors de sa vie. Et choisir celle qui restera près de son homme. Un plan imaginé par Chris Vander Stappen?:?“Après moi”.

Entretiens

De lourdes tentures en velours rouge embrassent le sol; sur les murs en briques se détachent des cadres dorés et un haut miroir pareillement serti. Le décor est théâtral et, pourtant, il n’y a pas de scène, juste un vaste plancher que frôlent des pieds élégamment chaussés. Pris dans un tourbillon lascif, les corps s’éloignent et se rejoignent sur un tempo contrasté : ivresse et nonchalance d’un tango argentin. Dérivant entre les corps enlacés, Hugo (Malik Zidi faussement nonchalant) corrige une attitude, imprime le tempo aux couples qu’il croise, puis tournoie à son tour. Passion de la danse et sérieux de la technique, cette scène ouvre "Après moi", nouvelle fiction imaginée par Chris Vander Stappen (scénariste de "Ma vie en rose"). Un tournage en terre belge.

"J’ai choisi le tango parce qu’il raconte l’amour et évite toutes ces scènes inutiles, mille fois vues. Et puis, il montre l’importance d’être à la hauteur et dans le rythme de l’autre", métaphore du couple par excellence. "Cette danse qu’elle aime tant est celle par laquelle Jeanne (Aure Atika) laisse sa place à sa sœur Sacha, auprès d’Hugo, son homme; cet échange nécessite sensualité et harmonie bien plus que dans de banales scènes, au lit ou ailleurs."

En toile de fond de tout ceci, la maladie qui, secrètement, la ronge. "Jeanne refuse de voir un autre regard que celui de l’amour se poser sur elle. Elle échafaude ces plans pour être toujours celle qu’Hugo aime et aimera, jusqu’à choisir sa remplaçante auprès de lui." Pourtant, petit à petit, Jeanne prend conscience qu’on "ne peut écrire l’histoire des autres en leur nom, même si elle en profite pour réparer beaucoup de choses dans sa relation à sa sœur, à travers cet acte d’amour". Mais surgit alors cet autre paradoxe : "Jeanne tente d’écrire une histoire entre deux êtres qu’elle aime et cette histoire la fait mourir plus vite". C’est l’éternel problème du contrôle et du lâcher-prise. "L’amour et la mort sont les deux seules choses qui nous échappent dans une société où l’on veut que tout soit sous contrôle."

Cette histoire en train de devenir réalité, la scénariste belge s’y est accrochée durant des années, en dépit des réticences et des obstacles. "Sans le soutien de la RTBF, nous n’y serions pas parvenus. C’est la force de la Belgique de pouvoir développer des histoires comme celle-là, inclassable et qui implique de vrais personnages. Ce ne sont pas des fictions faites à la chaîne. Il y a une vraie liberté de créer. C’est ce que les Français aiment chez nous. Quand on arrive, nous les Martiens, on les emmène vers des univers vraiment fous."

Au casting, on retrouve notamment Karina Testa (révélation féminine au Festival de La Rochelle 2009 pour "Douce France"), la jeune actrice s’y est fait remarquer par son rôle de "beurette" volontaire et bâtisseuse de carrière. Un personnage à l’opposé de celui qu’elle campe ici. "C’est vrai que Sacha est fofolle et éparpillée, elle va là où le vent la porte. Elle a envie de voyager, de faire des rencontres, elle a la volonté de tenter plein de choses mais elle a longtemps grandi dans l’ombre de sa sœur. Jeanne est un modèle pour elle." Il y a de l’admiration mais aussi de l’instrumentalisation entre les deux sœurs. "Sacha se laisse entraîner par la volonté de Jeanne mais, en même temps, elles s’aiment toutes les deux. C’est ce mélange qui rend leur relation compliquée. Elle se laisse faire parce qu’elle ne sait pas trop où Jeanne veut aller, et puis Sacha est flattée parce qu’elle n’avait pas droit à autant d’attention auparavant."

Pour Stéphane Giusti, réalisateur précis et amoureux du "Beau", il s’agit d’une sorte de baptême du feu. Habitué du cinéma et scénariste lui-même, il signe là sa première "mise en image" du scénario d’autrui. Un projet soufflé par France 2, où il s’est laissé guider par son goût pour le tango. "Je connais un peu cet univers. J’adore la musique et je suis passionné par la danse, contemporaine mais aussi classique, et puis je trouve que c’est un rapport magnifique et charnel. Ça m’intéressait de filmer différemment le tango. Mon regard sur la danse se construit par la sensualité, les temps, les silences, les regards. Toutes ces choses sont importantes à l’image. La poésie naît de cela et pas seulement de l’efficacité ou de la justesse d’une chorégraphie ou d’un pas."

"Je ne viens pas du téléfilm, je ne connais donc pas les codes de la télé, et puis ce qui me plaît c’est que j’ai une liberté absolue avec ceux avec qui je travaille (principalement Arte, NdlR). Je trouvais l’histoire de Chris très belle; pour moi, c’est un sujet de film, c’est tout. Et puis, ce que l’œil retient, c’est une image. D’où l’importance du soin qu’on y apporte. Je voulais montrer cette force de vie, ce transfert d’amour. C’est un film sur la vie, on y parle de la mort mais ce n’est pas un mélo. Je voulais en faire quelque chose de beau, de décalé."

source: www.lalibre.be/culture/mediastele/article/537452/un-dernier-tango-a-trois-pour-la-vie.html


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